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 Vers une pensée digitale dans les Organisations

« Dans mon premier article sur la transfo-digilité, je parlais de la mutation des gènes de l’entreprise, où l’entreprise rentre dans un processus de transformation par le digital et comme conséquence presque naturelle, sa culture évolue. Dans nos organisations modernes, tout le monde ou presque, est muni d’un smartphone, des ordinateurs connectés en permanence sur Internet et des applications qui cohabitant, pour certaines, avec des automates et bientôt l’Intelligence Artificielle franchira d’autres barrières. Dans le livre « Le code de la conscience » de Stalisnas Dehaene, paru en 2014, le chercheur dit que « L’informatique offrira un autre débouché à la science de la conscience ».

A l’aube de 2020, on est déjà dans le rapprochement de la duplication des neurones du cerveau avec des puces électroniques et dans la création de réseaux neuronaux artificiels. Cette avancée technologique de l’IA aura très rapidement des conséquences dans les entreprises. L’informatique va prendre un nouveau virage en se rapprochant des sciences cognitives. Il me parait ainsi nécessaire d’introduire dans la transformation digitale des entreprises, la notion de transformation continue par la pensée digitale. » Angélica Calvet

Dans un premier temps de transformation par le digital dans les entreprises, c’est le chaos qui prend la place et on observe que les organisations réagissent selon leur niveau de maturité et de moyens. Elles sont nombreuses les entreprises qui organisent depuis quelques années des « digital days » privés ou publics avec des fournisseurs de services pour sensibiliser leurs employés au digital dans leur métier.

Cela se passe du côté services, applications et systèmes, mais la transformation par la pensée digitale, sans la transformation de l’organisation qui va avec, ne peut pas être possible. Pour que les entreprises rentrent dans cet esprit de transformation continue, il faudrait que les organisations deviennent proactives en modifiant leur management linéaire par des pratiques agiles et en s’appuyant dans les récentes découvertes des neurosciences et le fonctionnement du cerveau dans les processus d’apprentissage qui favorisant le travail en groupes. D’autres méthodes innovatrices comme le design thinking et l’impact mapping sont des outils très puissants pour la production et l’innovation… L’agile nous rappelle que les problèmes difficiles à traiter, le sont peut-être moins, lorsque nous remplaçons nos vieux préceptes de management « command and control » et le traditionnel "top-down" par la transversalité et l’auto-organisation. Ce type de pratiques sont désormais prouvées et permettent la compréhension de soi-même dans des espaces de communication ouverts et transparents, noués à des réseaux collaboratifs avec des échanges presque instantanés ou des feedbacks qui nous permettent de générer de la valeur tout en nous adaptant aux changements continus.